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Sergueï Bubka
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Sergueï Bubka

Gérard Rancinan

athlétisme Bubka perche portrait Rancinan

Un mot sur l'oeuvre

( REF : GRAN003)
Pendant l’hiver 1996, Gérard Rancinan réalise pour Paris Match une grande série de portraits de ceux qui ont toutes les chances d’être les stars des JO d'Atlanta qui se dérouleront l'été suivant. Le magazine souhaite publier ce travail juste avant l'évènement.
Tous les grands champions du moment passent devant son objectif. Sergueï Bubka accepte de poser et lui propose un rendez- vous chez lui, pendant «son» meeting, à Donetsk en Ukraine, une compétition qui a traditionnellement lieu (en indoor évidemment) en février.
Nous sommes en 1996 et Sergeï, est sur la fin de sa carrière mais écrase toujours sa discipline. Il est champion du monde en titre et a déjà connu l'or olympique à Séoul.
Il est une star, une vraie.
Gérard fait le déplacement avec la délégation française venue pour disputer le meeting et réalise cette photo dans la campagne, le lendemain de l'épreuve.

Le témoignage de Gérard Rancinan

« Quand je suis arrivé dans la salle où allait se dérouler le meeting, Bubka m’a proposé de poser là, comme ça... Il a fallu le temps que je lui montre d’autres images, qu’il perçoive l’ambition du projet pour qu’il accepte de donner plus. J’avais préalablement fait un petit repérage autour de la ville et j’avais vu cet arbre posé dans ce paysage d’hiver, à quelques kilomètres du stade. Quand je lui en ai parlé, il a posé ses conditions : « OK , mais il faut un car chauffé pour que je puisse me changer et emmener ma perche». Je ne sais plus par quel miracle j’ai pu louer un car dans la journée, dans une ville que je ne connaissais pas.
Quand nous sommes arrivés sur les lieux la température avoisinait les -20, l’arbre avait givré et le cadre était devenu vraiment magique. Sergueï a pris la pose une minute la perche levée puis est revenu dans le car frigorifié. Je savais que je n’avais pas vraiment l’image , il manquait le petit truc qui lui donnerait plus de grâce, plus d’élégance. Je lui ai demandé de ressortir et de poser cette fois en se tenant sur la pointe des pieds. Il a accepté de mauvaise grâce, le temps de faire trois vues...
De retour en France, j’étais un peu inquiet, espérant que tout allait bien ressortir sur le film. Quand le labo m’a appelé pour me dire que c’était prêt, j’ai juste posé la question : «C’est Comment ?». « C’est blanc», m’a t’on répondu. «Mais blanc comment, ça veut dire quoi ???». «Ben blanc quoi ...»

Le choix de Jean-Denis

Effectivement c’est blanc, mais pas que...
C’est une image qui raconte le champion , elle parle de sa classe naturelle, de son élégance et magnifie son pays d’origine.
En simple short dans ce paysage à la fois désolé et magique, il est vraiment le champion venu du froid. Une photographie incontournable pour un champion qui l’est tout autant.