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Flying Cholitas (5)
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  • Formats : 30X45 et 57X80
    Edition de 10 (tous formats confondus) + 2 tirages d'artiste
    Tirage en vente : 1/10

  • Prix : 950€ (30X45) et 1600€ (57X80)

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Flying Cholitas (5)

Daniele Tamagni

Catch Tamagni Wrestling

Un mot sur l'oeuvre

DTAM005
Très populaires à La Paz, «Les Déesses du ring», comme d’autres troupes du même genre ne se produisent pas simplement pour le spectacle ou l’argent. Elles mènent un combat de tous les jours pour l’émancipation de la femme bolivienne. Pour s’exprimer, elles ont choisi la lucha libre, le catch local, qui étaient avant elles le domaine réservé des hommes.
Carmen et Julia de la troupe las diosas del ring, combattent pendant une représentation dans le quartier d’El Alto à La Paz. Pour marquer leur différence et représenter les femmes, les catcheuses s’entrainent et combattent dans les habits traditionnels des cholitas qui se reconnaissent à leur jupe particulière, la pollera, froncée à la taille et surplombant de nombreux jupons, qui rend hommage à leurs origines paysannes «indiennes». Les combattantes sont rémunérées de 100 à 250 bolivianos (10-30 euros). La mieux payée est Carmen (à gauche) fondatrice et patronne de la troupe.

Le témoignage de Daniele Tamagni

C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur une représentation des déesses du ring qui se déroulait à El Alto, le quartier le plus élevé de La Paz, la mégalopole bolivienne bâtie à flanc de montagne. J’étais là pour tout autre chose, mais complètement fasciné par la passion du public et l’intensité des combats, je suis resté. Et j’ai passé cinq semaines immergé dans la vie de Carmen, Julia, Dina et Yolanda les catcheuses vedettes de la troupe des déesses du ring. Elle m’ont accueilli avec gentillesse et m’ont immédiatement et totalement accepté. J’ai pu les suivre dans leur vie quotidienne, à l’entrainement, et bien sûr pendant les combats. j’ai pu ainsi mesurer et rendre compte de l’implication et qu’elle y mettent et de la force du message qu’elle portent.

Le choix de Jean-Denis

Flying cholitas est une histoire formidable et une magnifique série de photographies. J’avais repéré le reportage en 2011, quand il avait été récompensé du World Press (catégorie reportages de sport) , le plus prestigieux des prix de photo-journalisme. Je tenais à être le premier à le publier en France (parution dans Hobo by L’Equipe N°1 en mai 2012) et suis très fier d’en proposer les plus belles pépites dans la galerie.
Les cholitas sont légitimes dans le milieu du catch parce qu’elles pratiquent un catch sérieux, engagé, aussi intense que celui des hommes.