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Flying Cholitas (1)
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  • Formats : 30X45 et 80X57
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Flying Cholitas (1)

Daniele Tamagni

Catch Tamagni Wrestling

Un mot sur l'oeuvre

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Très populaires à La Paz, «Les Déesses du ring», comme d’autres troupes du même genre ne se produisent pas simplement pour le spectacle ou l’argent. Elles mènent un combat de tous les jours pour l’émancipation de la femme bolivienne. Pour s’exprimer, elles ont choisi la lucha libre, le catch local, qui étaient avant elles le domaine réservé des hommes.
Dina «la reina del ring» et son mari El Satinador, dans leur chambre dans le quartier d’El Alto à La Paz. Les femmes composant la troupe sont la plupart des enfants de la balle, filles, femmes ou soeurs de catcheurs. Mais dans ce spectacle, c’est toujours elles qui gagnent à la fin.

Le témoignage de Daniele Tamagni

C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur une représentation des déesses du ring qui se déroulait à El Alto, le quartier le plus élevé de La Paz, la mégalopole bolivienne bâtie à flanc de montagne. J’étais là pour tout autre chose, mais complètement fasciné par la passion du public et l’intensité des combats, je suis resté. Et j’ai passé cinq semaines immergé dans la vie de Carmen, Julia, Dina et Yolanda les catcheuses vedettes de la troupe des déesses du ring. Elle m’ont accueilli avec gentillesse et m’ont immédiatement et totalement accepté. J’ai pu les suivre dans leur vie quotidienne, à l’entrainement, et bien sûr pendant les combats. j’ai pu ainsi mesurer et rendre compte de l’implication et qu’elle y mettent et de la force du message qu’elle portent.

Le choix de Jean-Denis

Flying cholitas est une histoire formidable et une magnifique série de photographies. J’avais repéré le reportage en 2011, quand il avait été récompensé d’un prix au World Press (catégorie reportages de sport), le plus prestigieux des concours de photojournalisme. Je tenais à être le premier à le publier en France (parution dans Hobo by L’Equipe N°1 en mai 2012) et suis très fier d’en proposer les plus belles pépites dans la galerie.
Enfants dormant en vrac dans la l’unique chambre, parquet défoncé, cette image dit tout de la vie précaire de Dina et de son mari mais aussi tout de leur fierté et de leur dignité. J’aime les photographies qui me racontent de choses. Celle-ci porte tout un univers.